dimanche 22 avril 2012

Snow business : une vidéo de glisse qui surfe sur le phénomène des mash-ups



Après la théorie, la pratique. "La critique est Thésée et l'art est Hippolyte" disait Toulouse-Lautrec. Ce n'est pas tout de parler des tendances, de vidéos, de photo à longueur de semaines, à un moment il faut se jeter à l'eau. 
Il y a huit jours, je vous présentais le mash up, sous tous ses différents aspects. Aujourd'hui, je vous propose ma petite contribution. Un mix entre des séquences filmées en mars début avril dns les Hautes-Alpes et les images d'un concert "live" du groupe de rock américain Awolnation. Un hommage aux mélodies d'Aaron Bruno, à sa voix rauque, son énergie. Sail : un titre qui évoque le voyage, les grands espaces, les virées entre amis.

Une idée ( toute proportion gardée) dans la lignée de Human Race des Drunksouls. Un clip frais et dépaysant de Morgane Maçon qui fait le buzz avec  plus de 190 000 vues. Une création qui entremêle des images de "Believe I can Fly" de Seb Montaz Rosset et d'une captation live de la formation emmenée par Djamil Ramdane. Une association riche qui met en valeur le groove des musiciens grâce à la beauté des plans des funambules des cimes. Les claviers, les cuivres du groupe avaient assuré la bande son du réalisateur de Saint-Gervais et conféré cette atmosphère si particulière à son film le plus connu. Ses séquences en plein collent à merveille sur les mélodies punk rock. Un jeu de ping pong heureux... Gagnant gagnant.

samedi 14 avril 2012

Les mash-ups, des pots-pourris pour rire ou pour rêver




"Welcome on earth." Bienvenue sur Terre. C'est la vidéo du moment. Un clip qui met en avant les beautés et les joies de la vie sur Terre. Des images sublimes et un montage rythmé à partir d'éléments hétéroclites pris à droite et à gauche. Plus d'un million de vues et ce n'est qu'un début. C'est l'illustration d'une tendance forte du moment sur le web : le mash-up, autrement dit le montage et le détournement d'images, de musiques, de dessins animés, bref d'ingrédients qui en principe n'ont rien à voir les uns avec les autres mais qui mis bout à bout prennent une autre dimension.

En l'occurrence, avec cette compilation d'images HD montées sur "Lights", la jolie mélodie d'Ellie Goulding, l'accent à été mis sur la nature, l'adrénaline et les sports de glisse. Mais cet exercice peut très bien  être réalisé avec des extraits de films, de concerts, de série télévisés, des brides d'émissions télé ou des captures d'écrans de jeux vidéos. Le dernier en date réalisé par Alexis D'Anna mélange les bandes annonce de Cloclo et de Drive. Gros buzz pour un clin d'oeil monté le 27 mars dernier à l'arrache sur un coup de tête à deux heures du matin.



"Famous movies with cats", l'autre création à succès de ces dernières semaines fait se télescoper des scènes mythiques du cinéma et de courtes vidéos de chats filmés dans des situations improbables. Surfant sur le phénomène des lol cats, ces petits films qui font fureur sur la toile où l'on voit des chatons dégringoler des chaises ou jouer avec des pelotes de laine l'air malicieux, ce petit délire posté le 29 mars sur You tube a déjà été vu 300 000 fois. Faut dire que ce pot-pourri pour rire réunit nombre de dialogues qui font le délice des cinéphiles : Taxi Driver, Scarface, Casablanca, Seven, "2001, l'Odyssée de l'espace"...



Au départ, le mash-up, parfois surnommé bootleg, est un terme utilisé en musique, une pratique qui consistait à mixer dans un même morceau les pistes de plusieurs titres existants.  Et à en faire une bonne purée (mashed potatoes en français). Avec Internet et le développement des plates-forme de partage en ligne, les cordons-bleus, pros d'Avid ou de Finalcut ont pu ajouter crème fraîche et fromage, vidéos et bruitage. Démonstration avec  Miss Sue Teller, une grand-mère tellement déjantée que certains disent qu'elle est saoule Teller.


Aujourd'hui, les tables de mixage, les ordinateurs ont remplacé les platines et en soirée les DJ se régalent à passer d'un tube à l'autre. Avec plus ou moins de dextérité. Les plus doués pouvant ainsi mixer une dizaine de titres en même temps. A l'image de Hugo Leclerc, petit prodige de l'électro pop. 17 ans à peine et déjà star qui a réussi l'an dernier un mix avec 39 titres et non des moindres puisqu'on retrouvait Goota Feeling des Black Eyed Peas, qe Baby One more time de Britney Spears, Aerodynamic de Daft Punk, Mister Blue Sky de ELO ou Hung up de Madonna. Une play list branchée plutôt agréable résumée avec talent en moins de quatre minutes, 3 minutes 25 pour être précis. Une belle prestation qui a valu à son auteur surnommé Madeon une énorme notoriété, la vidéo de son mix comptabilisant plus de 10 millions 400 000 vues sur You tube.



Avec YouTube, Dailymotion et les autres comme terrains de jeu, l’art du mash-up vidéo connaît aujourd’hui son âge d’or. Depuis quelques années (YouTube et Dailymotion datent seulement de 2005), les internautes ont commencé à découper des séquences vidéo, triturer des bandes sons, bidouiller des raccords. Ils réalisent des play-lists idéales. Et chaque fin d'année, depuis deux ou trois ans, certains accros montent ainsi le best of de l'année en musique où l'on peut revoir les passages les plus marquants des clips qui ont défrayé la chronique au cours des douze derniers mois. Le Top of the pops 2001 de BenStiller, artiste d'origine allemande reprend ainsi Hangover de Taio Cruz, Party Rock Anthem de LMFAO ou Rolling in the deep d'Adèle.




Les mash-ups sont légion sur la toile. Un des plus célèbres et un des plus vieux étant le remix de titres ultra connus des Pussycat Dolls et de Michael Jackson. Deux clips assemblés avec talent, très fluide où l'on glisse de l'un à l'autre sans problème...


  

Parfois émouvants, ces medley témoignent souvent d'une grande culture musicale. Et les Anglo-saxons sont champions dès qu'il faut se souvenir des standards de la pop. En France, les créateurs sont plus facétieux. Ils brillent moins par leur connaissance que leur virtuosité au clavier et leur envie de délirer. Ce qui donne des ovnis et des perles à pouffer de rire. La French touch est placée sous le signe de l'humour et ces dernières années. On a vu apparaître sur les sites français pléthore de détournements cocasses, mettant des images de concerts sur des musiques qui n'ont rien à voir. Des parodies hilarantes.



L'école française superpose des interprétations qui n'ont rien à voir entre elles, en mettant de la variété sur des captations de hard rock où en faisant jouer des titres punk rocks à des artistes connus dans d'autres registres.



Plus la ficelle est grosse, plus le titre est populaire, plus cela marche. C'est efficace, cela fait sourire mais cela demande un art consommé du montage pour éviter les contre-temps, les raccords douteux. Il faut savoir utiliser à bon escient les plans de coupe, les plans de dos, les plans larges, les plans de grue sur la foule quand, de toute évidence, les artistes ne sont pas dans le rythme. Bref savoir remonter intelligemment.



Tout l'art est dans le décalage et la distance entre l'air de départ et l'image de l'artiste choisi pour la vidéo. Francky Vincent interprété par Indochine, Jean-Luc Lahaye par les Scorpions, Pierre Billon par Kurt Kobain, La Compagnie Créole par Kiss, Les Inconnus par les guns n'Roses. Si les univers s'opposent, les raccords sont réussis, l'effet est garanti.



Popularisée par le monde musical, la mode du mash-up a gagné d'autres univers comme ceux des jeux vidéos, des séries télévisées ou du cinéma. Soit pour rendre hommage, soit pour faire rire. Le mélange des genres donnent souvent un sens différent à une séquence vidéo. 
Les mêmes images ne produisent pas les mêmes effets selon que l'on met la BO d'origine ou une mélodie plus farfelue. Exemple avec le délicieux Mary Poppins transformé en film d'horreur juste par l'ajout de bruitage gore ou effrayant. L'utilisation de la bande originale du film "An American Hauting" composée par Caine Davidson  et de quelques sons bien choisis métamorphosent la petite fable de Disney en cauchemar.



Faute de pouvoir reprendre les images de chefs d'oeuvre du septième art, eu égard aux doits et la difficulté de digitaliser des longs formats, les monteurs préfèrent souvent piocher dans les bandes annonces. Le carambolage entre deux films cultes avec la dramatisation et les slogans marketing qui sont de mise dans les trailers est parfois surprenant. Comme la rencontre entre Pulp fiction et Star wars.



Les séries TVne sont pas en reste... Star Trek revu et corrigé façon Brokeback Moutain est tout de suite plus glamour. On n' ose imagine ce que cela aurait donner avec la Petite Maison dans la prairie.



Parmi les inserts les plus utilisés, ceux qui tiennent le haut du pavé sont incontestablement : Star trek, Kill bill, Borat, Pulp fiction, Scary Movie, Requiem for a dream, Broke back moutain et ses situations ambiguës et le plus récent Drive. Parodie. Parodie. Ces exercices de style sont des bonnes récréations pour les as du clavier et de la souris. Seuls le sens du rythme et le respect des règles de montage peuvent faire passer les scénarios les plus absurdes. 



Ludiques, créatifs, la profusion de ces oeuvres qui sont souvent des clins d'oeil, des hommages d'amateurs. Bien polies, ces idées originales, cette discipline "so 2010" s'apparentent à de l'art. Et signe des temps, la matière première provient du net. Et c'est là où le bat blesse. Question droit d'auteurs, ce n'est pas génial, génial. Les artistes qui se sont donnés du mal à faire de belles images ou imaginer des mélodies efficaces à la sueur de leur front ont du mal à accepter qu'on puisse dans leurs créations sans leur demander d'autorisation. Mais ils ne peuvent pas courir après tous ceux qui s'en emparent discrètement car ce serait un combat sans fin. Parfois contre des fantômes.
Pour une diffusion entre amis, ou sur le net, tant que cela ne porte pas atteinte à la notoriété de l'oeuvre de base, il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Le seul risque pour ceux qui s'adonnent à ces pot-pourris est de voir retirer leurs créations des sites de partage. 
Mais le débat est là. Le même qui anime en Europe, les pro et les anti Hadopi, les pro ACTA, soucieux de faire respecter voire d'élargir le droit sur la propriété intellectuelle et les anti, souvent jeunes, qui prônent la liberté d'expression sur la toile avançant que de tout temps on a revisité, réinterprété les oeuvres du passé. Avec le remix musical et vidéo, la notion de copyright est un peu malmenée surtout quand on multiplie les sources d'inspiration et les emprunts dans une même oeuvre. Peut-on encore parler d'oeuvre originale? C'est un terrain mouvant et les responsables politiques ne sont pas tous sur la même longueur d'ondes. Viviane Reding la commissaire européenne chargé de la justice et des libertés publiques serait plutôt laxiste au vu des multiples manifestations d'internautes qui sont descendus dans la rue, les chefs d'Etat des 27 et leurs ministres bien briefés par les majors du cinéma et des maisons de disques sont sur une position plus répressives. Pour combien de temps encore? Purée, difficile à dire.

dimanche 1 avril 2012

Le tilt shift, un effet qui fait tilt ! Un petit plus pour vos photos et vos vidéos.



"Bonsaï Burma". C'est la vidéo "voyage" du moment. Une carte postale de Birmanie. Mise en ligne fin février, ce clip sur le premier concerto pour piano de Tchaïckovski a rencontré un très beau succès. Et pour cause, son réalisateur, Joerg Daiber a su saisir à merveille toute la beauté de ces temples et l'atmosphère magique de ses paysages. Il a filmé avec son Lumix GH 2 la vie sur ses marchés, la douceur des rives de ses fleuves et l'ambiance des rues en time lapse. Et monté ses séquences sur Final Cut après être passé par After Effects. 
A l'arrivée : de très belles images avec une faible profondeur de champ qui nous montrent les plus beaux coins de Bagan, Mandalay ou Rangoon. On en prend plein les yeux et on s'émerveille devant ses plans où les trains ont l'air de maquettes, où les passants ressemblent à de petits soldats de plomb. Le résultat d' un effet utilisé de plus en plus régulièrement depuis deux ans : le tilt shift. Une mode qui est en train de prendre puisque la plupart des films qui ont fait le buzz ces dernières semaines y ont recours. A l'image du  célèbre "The City of samba"consacré à Rio qui a été retweeté des centaines de milliers de fois.



"La cité de la samba", tourné lors du Carnaval en 2011 et diffusé en février pour annoncer la nouvelle parade de cette année, une perle de Keith Loutit et Jarbas Agnelli deux adeptes du tilt shift qui ont même monté une boite de production spécialisée dans les Small Worlds Projects. Deux pionniers qui se sont passionnés par cette technique qui transforme une foule en collection de petits bonhommes en plomb et une gare en circuit miniature. 


Toute la beauté de ce procédé vient du travail sur les perspectives, la profondeur de champ et la différence de netteté entre les différentes parties d'un même plan.  Pour faire simple : lorsqu'on fait un point très précis sur  une scène et on rend flou son arrière plan ou ses contours, on valorise l'objet placé au centre. Par contraste, celui ci apparaît encore plus net et on a plaisir à l'observer en détails.


Prisé par les réalisateurs en quête de plans larges originaux pour leurs projets personnels, le tilt shift a été repris à la télévision ( certains effets de transition de la rubrique du "Chateau" de Dimanche + sur canal, ont été tournés avec un 5D doté d'un objet spécial ).
La publicité, elle aussi, en a très vite vu tous les avantages. Cette semaine, un célèbre créateur de jeux vidéos a mis en ligne une campagne virale très remarquée pour la sortie de son nouvel opus "Grand Thief Auto IV" mêlant animation et tilt shift.
C'est une tendance de fond comme en témoigne ce spot par Aurora Lab pour promouvoir les énergies renouvelables que j'avais signalé sur LCP  en janvier 2011 et qui fait aujourd'hui figure de référence.



Pour parvenir à de tels résultats, le plus simple est d'utiliser un objectif à décentrement. Un objectif plus onéreux qu'on peut louer à la journée et placer sur son boitier ou sa caméra. Légèrement bombé, il permet d'avoir un point très fin avec des contours flous. Au début, ce genre d'objectif était utilisé par les photographes d'architecture pour corriger les problèmes de perspective et de lignes lorsqu'il prenaient des clichés de monuments.



Difficile à manier, car nécessitant une mise au point très juste, et hors contexte, il donnaient des photos aux bords flous. Pour certains, c'était une source d'erreurs. d'autres y on vu un terrain à explorer et ont joué avec. Avec succès. L'effet hyper réaliste étonnant, on a ainsi vu se multiplier les paysages avec une très faible profondeur de champ dans les expositions. De quoi épater la galerie. A tel point que la technique est devenu un classique. 
Avec la généralisation des appareils "deux en un", capables de faire aussi bien de la photo que de la vidéo, l'astuce a gagné le monde des vidéastes.  Pour ceux que la méthode intéresse. Explications.



Faute de savoir utiliser cet objectif qui demande un opérateur expérimenté ou de pouvoir en acheter un, certains aficionados se sont mis à imiter son rendu de manière artificielle en employant des logiciels de retouche. Soit avec photoshop en enlevant un peu de clarté et en floutant les bords de leur photo soit en montage en mettant un effet blur, "flou", sur le bord de leurs séquences.  Quite à perdre un peu de cadre. Un truc ingénieux mais qui ne trompe pas un oeil avisé puisque ces astuces ne peuvent pas reproduire le rendu progressif d'un objectif à décentrement bombé. Et ce n'est pas en dégradant une image que l'on peut concurencer la qualité de photos shootées avec un bel objectif...



Quoiqu'il en soit de nombreux outils sont apparus comme Tilt Shift Générator qui mâchent le travail pour les amateurs et qui permettent même de créer des effets maquettes sur des plans macros et non plus seulement sur des paysages...


En moins d'un an, le réflexe, si je peux dire, à été pris par les photographes et certaines marques comme Nikon ont déjà intégré ce trucage dans les gammes d'effets à leurs boitiers semi pro pour que les amateurs s'y essayent. A l'autre bout de la chaîne, sur les applications d'échanges et de retouche photo pour smartphones sur Tadaa ou Instagram, on peut choisir d'apposer sur un cliché un filtre qui flotte les contours des photos. On peut ainsi jouer sur la forme du pourtour flou et choisir la largeur de la partie nette.





Le tilt shift est tendance. Utilisé à mauvais escient et mal réalisé, il va peut être finir par lasser. Repris par des réalisateurs de génie, il n' a pas fini de nous faire rêver. L'exemple  de cette pub particulièrement bien faîte pour Réseau ferré de France, une entreprise peu connue chargée d'entretenir les infrastructures ferroviaires est édifiant. En mélangeant des  paysages réels filmés avec un objectif à décentrement, des maquettes, des animations 3 D et en variant les valeurs de plans, Thierry Poiraud nous perd et nous transporte. Comme quoi "Small is beautiful".  

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vendredi 23 mars 2012

"Ce que disent les Parisiens" : enfin, ce que j'en dit. Retour sur le phénomène des "Shit People say"




Tout le monde en parle. C'est la tendance de ce début d'année. Des formats courts, légers et bavards intitulés "Shit people say". Ces compilations de petites phrases toutes faites, de stéréotypes se sont répandues à la vitesse grand V depuis deux mois.
Le phénomène  s'est fait connaître en France le mois dernier avec une petite vidéo pleine d'humour lancée par "My little Paris", un blog, animé par une jeune femme branchée qui s'intéresse aux bonnes adresses mode, déco et gastro. Fany Péchiodat, sa fondatrice, a rassemblé toutes une série de clichés sur les habitants de la capitale, des expressions toutes faites typiques des bobos parisiens. Un petit exercice d'observation, d'auto dérision. Puis elle s'est mise en scène avec quelques amis, face caméra dans des lieux emblématiques pour se moquer de tous ces petits travers. Résultat, un petit clip de deux minutes qui a rencontré un très bel accueil sur la toile. Entre ceux qui se sont reconnus dans ces attitudes caricaturales, ceux qui rient du snobisme de ces personnages coupés de la réalité, près d'un million de personnes se sont délectés de ces petits sketchs.
Faut dire que les tics ainsi interprétés par les membres de l'équipe de ce site bien connu pour son esthétique soignée, ses aquarelles et ses billets intimistes sonnent justes. "L'hallu", "Mais c'est énorme", "La meuf qui m'en envoie une invitation en banlieue, trop relou","J'ai envie de vacances", "J'ai envie de tout plaquer","Je vais ouvrir des chambres d'hôtes dans le Périgord","Je me suis trouvé un petit maraicher bio, c'est du tonnerre","Je ne sais pas, moi je ne lis que Télérama", "c'est so 2010", "Le 20 ème, c'est le nouveau 12 ème", "Ok, à tchatchaochao".
Autant de gimmicks  tellement entendus, tellement rabâchés qu'ils ne veulent plus rien dire. Sauf qu'ils témoignent de la vie de personnes coupées du monde, de la nature, et qui tournent en vase clos, bourrés de préjugés et de clichés.




Pas loin d'un million de vues. Le buzz incroyable a immédiatement dopé la réputation du site "art de vivre". Et dans la foulée, ses créateurs ont enchainé avec une nouvelle vidéo virale sur les idiomes du monde du travail. La première n'avait pris que deux jours de tournage, et deux jours de montage, alors rebelote. L'équipe du site féminin est allé refrapper à la porte de la boite de production située juste en face de leurs locaux, sur le palier. Avec le désir de se moquer cette fois-ci du jargon des métiers de la communication. A la manière des "Inconnus" qui dans les années 1980 se bidonnaient des "je suis charrette déborded" utilisés par les créatifs de la pub. "Ce que disent les Parisiens au bureau..." rencontre le même succès.  "Je suis overbooked", "les sushis, j'en peux plus","Il a envoyé un mail à son n plus 3 sans mettre son n plus 1 en copie". Un petit tableau de la vie au bureau avec des employés qui passent leur temps à se protéger, à utiliser des anglicismes pour se faire mousser ou à s'occuper de leur petite personne plutôt que de bosser. Une petite satire de gens qui se lamentent sur eux-mêmes et qui se trouvent des alibis bidons pour se décharger d'un projet. Une galerie de portraits réaliste qui n'aurait pas déplu à La Bruyère. 


La mode était lancée. Dans la foulée de ces petits sketchs, les internautes ont découvert sur Youtube.com d'autres films tournés dans le même esprit et notamment une pépite plutôt bien réalisée par des jeunes assez doués : "Shit Parisians say". Une revue de stéréotypes . "Je n'entends pas, je suis dans le métro", "j'en ai marre, je m'achète un scoot.", "Je t'entends pas, je suis en kit main libre", "C'est juste pas possible", "Je suis allé à l'avant première", "Surfait", "Je sens qu'il y a une âme dans ce quartier, j'adore". Le petit plus de ces jeunes comédiens : des séquences sans parole où on les découvre en train de trépigner en attendant leur rame de métro ou de s'énerver sur un vélib qu'ils n'arrivent pas décrocher.
Autre tableau, encore plus caricatural, presque trop : "ce que disent les meufs", une revue d'attitudes observées chez les filles qui a fait un tabac lors de la Saint-Valentin. "Je vais prendre une salade", "Mais il est où mon portable", "Pourtant j'étais sûre que c'était à gauche".



Ces petits scenettes sont en fait des déclinaisons d'un concept apparu cet hiver outre-Atlantique avec une série de vidéos, les "Shit people say", des compilations de phrases récurrentes prononcées sans réfléchir dans certains univers ou dans certaines conditions. Les Français les ont découvertes grâce à des vidéos de French Fried TV lorsque les Américains se sont mis à tourner en dérision les petites habitudes des Français. Deux vidéos qui ont fait du bruit sur le net et qui ont suscité la curiosité de ceux qui voulaient savoir comment on était perçu aux Etats-Unis. Les acteurs reprennent les phrases qu'ils ont entendu dans les soirées parisiennes. A les regarder, on sent pas de vécu. Des répliques qui ne sont pas toujours très élégantes mais que nos amis ont été intégré au fil des "résoi". "A la tienne", "à la notre","Salut mon gros", "C'est la vie, mon ami", "c'est quoi que tu sniffes", "tu prends ton manteau et on s'en va." "Franchement, c'était mieux avant". Ces petites comédies imaginées par Robert Hoehn en disent long sur nous, (enfin comme dit le réalisateur Andrew Brooke "Ok! mostly Parisian") sur la vie des Américains de passage dans la capitale.



Aux States, tout a commencé avec les "Shit Girls say" des comédies en forme de blague qui ont fait le buzz et ont ensuite été reprises, détournées et étendues aux grosses, aux végétariens, aux afro-américains, aux mannequins. Et à bon nombre de situations improbables...Le premier épisode portait sur les  tics des filles dans les grandes villes américaines. "Tu t'y connais en ordinateur", "Je peux te demander une faveur". Avec des gymmicks made in USA  : "Shut up" joué comme il faut les yeux au ciel. Les dialogues de Kyle humphrey et Graydon Sheppard ont fait mouche et d'autres épisodes ont vu le jour.
 


D'autres numéros et comme très souvent des parodies. Le plus marrant est sans celui réalisé sur les moines. Des religieux qui ont la particularité de préférer le silence aux paroles. "Shit monks say", réalisé qu'avec des bruitages, des ronflements, des sifflements d'oiseau, des pets... A voir.





Toutes les tribus, toutes les communautés ont ainsi été l'objet de ces regards amusés. Les top modèles en ont ainsi pris pour leur grade. "No way". Depuis trois mois cela n'arrête pas. Tantôt de la part de professionnels de l'humour, tantôt d'amateurs qui ont envie de se défouler et de rire d'eux-mêmes. A tel point qu'aujourd'hui, il y a les versions officielles. 




Les "Shit people say" sont devenus une mode sur le web. Le meilleur côtoie le mauvais goût. 
Pas toujours facile à avaler, ps toujours digeste. Comme cette dernière sur la fellation. qui a de quoi vous mettre à genoux.. Comme quoi, le phénomène n'a plus de frontière et de tabous... Et il y a fort à parier qu'on en entendra pas mal 
parler dans l'Hexagone  durant les semaines à venir...









vendredi 16 mars 2012

"Le slip français" et ses campagnes culotées


C'est la fête du slip. Encore inconnue, il y a quelques semaines, une petite marque de sous-vêtements made in France est en train d'exploser grâce à des campagnes virales plutôt culotées. Grâce à une petite parodie originale du clip de campagne de François Hollande mise en ligne le 8 mars dernier, "Le Slip Français" bénéficie maintenant des faveurs des médias. A peine 26 000 vues sur You tube mais des reprises partout. Sur les grandes chaînes hertziennes (Canal Plus, France 2), les radios nationales (RTL, Europe 1 ) et la presse spécialisée avec des titres réputés comme "L'entreprise" ou "Stratégie". Même la très sérieuse LCP en a parlé.


 
 
 Cet excellent buzz  s'explique avant tout par un bon tempo. En période de campagne, les médias rendent comptent  des meetings, décortiquent les programmes des prétendants, vont un peu partout en France pour connaître les aspirations des électeurs. Mais ils ne rechignent pas à détendre un peu l'atmosphère avec des perles souvent dénichées sur internet. De fait, l'entreprise a bénéficié d'un coup de phare lié à la campagne. Créée en septembre dernier, la société a su créer le buzz et profiter de la forte attention portée sur les élections.


Dès sa création en septembre 2011, "Le slip français" dont les ateliers sont basés en Dordogne s'est fait l'apôtre du "made in France". Avec son logo en forme de cocarde, ses coloris bleu-blanc-rouge, la société  qui fabrique ses collections à Saint-Antoine-Cumond a rapidement compris qu'elle pouvait tirer profit du débat sur "le produire et acheter en France" lancé cet automne par François Bayrou. L'entreprise s'est engouffrée dans la brèche et surfe depuis sur la vague des élections. Attention l'orthographe. Elle ne manque pas d'air.


 "On avait envie de s'amuser avec la campagne présidentielle, raconte Guillaume Gibault, le jeune entrepreneur de 26 ans à l'origine du projet. On a transformé toutes les affiches des candidats en ajoutant le mot slip dans les slogans. Depuis, le nombre de visiteurs du site a été multiplié par deux. " Un grand boom lié à la mise en ligne. Bien que la société brandisse l'étendard des sans-culotes, vidéo slip n'a rien de révolutionnaire : manque de rythme, images trop compressées, mixage à l'arrache. Mais le clin d'oeil a tout de suite fonctionné, correspondant parfaitement à l'air du temps. Comme quoi on peut avoir un budget pub réduit et "boxer", si je peux dire, dans la cour des grands.


"Le slip français", c'est l'histoire d'un jeune qui ne manque pas de culot. Au lieu de se tourner vers la finance ou le marketing comme la plupart de ses condisciples, Guillaume Gibaut, tout juste sorti d'HEC envisage de créer son entreprise à la sortie d'HEC. D'entrée, il se positionne haut de gamme et mise sur le savoir faire d'un atelier spécialisé dans la maille, un peu rétro.
 Bien lui en a pris. 5.000 exemplaires de ces dessous chics et un brin rétro ont déjà été vendus. Pourtant, à 20 euros l'unité, l'objet n'est pas donné... " Un caleçon Calvin Klein coûte plus cher, commente Guillaume Gibault. Et 28 euros pour du fabriqué en Chine, c'est beaucoup ! "



Pour ce jeune diplômé  en 2009, le made in France n'est pas l'unique argument de vente. Il se dit persuadé que tout peut se vendre à condition de savoir y ajouter le storytelling nécessaire. " La marque est née d'un pari avec un ami. J'étais en train de travailler sur un autre projet : le développement d'une marque de bagages entièrement fabriquée par des artisans français. J'ai voulu lui prouver qu'en racontant une bonne histoire, ça pouvait marcher. "Il est autant dans le savoir faire que le faire savoir.



L'histoire du "slip français", c'est un mélange subtil d'humour, de fierté franchouillarde et de qualité appliqués à un produit décalé. D'habitude, lancer une ligne de sous-vêtement est toujours assez coton. Ceux qui s'y risquent, ont vite fait de se retrouver en caleçon tant les coups sous la ceinture et les concurrents sont nombreux. La célèbre Zahia en sait quelque chose. Le marché du slip a beau représenter 250 millions d'euros, soit un tiers de la lingerie masculine vendue. C'est un marché glissant. Il ne faut pas oublier que to slip en anglais signifie glisser.
En jouant sur le 2.0, Guillaume, conquérant, s'est vite fait un nom. Faute de pouvoir bourse délier, il a joué le buzz et il est en passe de ramasser la mise. Car il n'entend pas s'arrêter là puisque cet as du détournement aimerait bien proposer à Jean Dujardin ou Romain Duris de devenir l' égérie de la marque. 





Attention, le pari du haut de gamme n'est pas pour autant gagné. Notoriété ne signifie pas vente assurée...  Les Français dépensent seulement 25 euros par an pour leurs sous vêtements. Soit environ cinq modèles puisque la plupart de nos compatriotes achètent des lots de plusieurs pièces, pas chers. Guillaume Gibaut espère inverser la tendance. Ne dit-on pas "Si l'amour est aveugle, pourquoi les marques lingerie sont-elles aussi populaires?"Batman met bien un slip sur son pantalon...


lundi 12 mars 2012

"The snow must go"... : un road trip freeride en Autriche


"I am back". Avec un petit souvenir de vacances. Une vidéo amateur sans prétention. Neuf minutes de bonheur. Du ski comme on l'aime. Comme il devrait toujours être. Simple, sportif avec toujours un grand "smile". De la neige, du soleil et cinq copains toujours partants pour aller chercher la poudreuse là où elle se trouve. Un  road trip entre amis en Autriche, entre Silbertal, Montafon Silvretta, Lech, Zürs, Zug, Sankt-Anton. L'idée de départ, simplisime : partir vers l'Est et aller de spot en spot en fonction de la neige. Sur la route : un spot méconnu, Montafon Silvretta, bourré de poudre et oublié des riders et une des plus grandes stations d'Europe, Sankt Anton dans l'Arberg, réputée pour ses couloirs et son après-ski exceptionnel.  Et à l'arrivée : une semaine bien dans l'esprit freeride, faite de délires en montagne et de bonnes parties de rires. Et des rencontres sympas : des Allemands ultra accueillants, un Japonais parti à l'âge de 12 ans pour peaufiner sa technique avec les meilleurs skieurs d'Europe et des chamois joueurs. Encore plus surprenant : des policiers surpris de nous voir dévaler, "full speed", une face très rarement empruntée et disparaître dans une rivière après avoir cheminé dans la forêt. Un curieux comité d'accueil mais finalement super bienveillants. En fait, ils voulaient savoir qui étaient ces gentils fous.  Venus pour nous retirer notre forfait, ils sont  repartis au bout d'un quart d'heure de discussion après nous avoir indiqué de nouveaux itinéraires jugés "plus safe"et plus "éco responsable".


" The snow must go on..." Un clin d'oeil aux énormes chutes de neige du début de l'hiver et au désespoir qui guette les passionnés, ceux qui s'arrachent les cheveux, les yeux rivés sur la météo, matin et soir, depuis trois semaines. Un film fait maison, histoire de tester en conditions réelles ma nouvelle caméra, la dernière Go Pro HD Hero 2. Petite innovation, un harnais sur le torse pour pouvoir déclencher dès que l'envie s'en fait sentir et donner un point de vue subjectif, une sensation de caméra embarquée. Et pour avoir une idée nette du rendu :  un logiciel de montage très accessible : iMovie... Seule fioritures pour la touche personnelle, la bande son calibrée pour ce type de voyage : "Les grandes vacances " de Raymond Lefevre, "Shut up and let me go" des Ting tings, "Should I stay or Should I go"  des Clashs et "Devil's on the dance floor" des Flogging Molly. Tout un programme.



Résultat concluant : à condition de varier  les angles, (encore pas assez diversifiés à mon goût) et de l'utiliser comme une vraie caméra avec des plans large  pour restituer le contexte des descentes et de prendre des images de face pour apporter un contre champ... Le point est incroyable. Même à pleine vitesse. De près, de loin. Sauf en basse lumière. Les images de soirées à l'intérieur donne des images qui bavent sans grande précision. Reste la manipulation. Les menus et la prise en main sont étonnamment  compliqués et vieillots. Le logiciel semble avoir été fait par un informaticien des années 1980. Etrange vu la qualité de l'optique et sa réputation. Vous manquez une étape dans la navigation pour paramétrer l'appareil et  vous voilà obligés de refaire tout le chemin depuis le début. Et si vous mettez de coté toutes les options pour simplifier vos tournages en ne gardant qu'un mode on off , un seul bouton pour allumer et éteindre, vous n'êtes pas à l'abri de tourner sans le vouloir et blinder votre carte mémoire. A titre d'exemple quand vous voulez enlever ce réglage, vous êtes obligé de tourner pour parvenir à le supprimer, c'est dire si ce n'est pas difficile de faire plus intuitif.


 Autre point faible, les fixations. En main, la HD Hero 2 est une caméra très légère, de toute petite taille et aisée à déplacer. Pour la placer sur un casque et avoir les mains libres, c'est moins évident : les attaches sont très fragiles (j' ai cassé les deux branches tout en faisant très attention). Il est difficile de voir si l'appareil tourne ou non. Les riders ne peuvent pas jeter un coup d'oeil sur l'écran de contrôle et le poids du boîtier pèse sur l'avant de leur casque surtout quand ils sautent ou que le terrain les secoue. Le harnais placé sur le torse balaie amplement ces problèmes mais plus bas, n'offre pas la même vision subjective, la vision que peuvent avoir les sportifs au cours de leurs efforts.



Quoiqu'il en soit, même si de près, le grand angle donne un rendu fish eye, qui transforme en ballon le visage des personnes que vous filmez. c'est un beau bijou qui défie l'imagination des cinéastes de tout poil. En surf, en roller, en chute libre, en moto. De quoi trouver de nouveaux points de vue, donner à vivre à tout ceux qui ne pratiquent pas les sports de glisse les sensations des plus passionnés d'entre nous et griser les réalisateurs qui doivent dépasser la contrainte de la focale fixe en faisant preuve de créativité pour raconter leurs histoires.  L'objet est encore perfectionable mais c'est ma cam !!!


Never stop running.... with Fabrice Paillous from Jean-Marc Paillous on Vimeo.



 Galerie de photos  de ce petit voyage :

La vallée de la Silvretta. Photo : Nicolas Baranger / Punk Rock Photos

Huby, la célébrité  de Montafon. Photo : Nicolas Baranger / Punk Rock Photos

Jean-Marc Paillous et son harnais GO Pro. Photo : Nicolas Baranger / Punk Rock Photos

Pierre Sellier, télémarkeur émérite. Photo : Nicolas Baranger / Punk Rock Photos

Huby, 27 d'ans d'expérience. Photo : Nicolas Baranger / Punk Rock Photos

Pierre Sellier, tout en syle. Photo : Nicolas Baranger / Punk Rock Photos
Encore deux clichés, le télémark vu par Nicolas Baranger. Histoire de finir avec une touche de couleur.

Pierre Sellier dans ses oeuvres. Photo : Nicolas Baranger / Punk Rock Photos

Du télémark avec des S7  : chapeau! Nicolas Baranger / Punk Rock Photos








samedi 25 février 2012

Les Red Hot Chili Peppers sortent un clip qui arrache. Retour sur les vidéos interactives et la création 2.0




"Ajoutez un peu de piment à vos films... Ajoutez y de l’interactivité." Tel semble être le maître mot du mois. A l'image du dernier clip des Red Hot Chili Peppers qui arrache, la tendance est depuis quelques temps à la vidéo enrichie. La vidéo 2.0 :  celle dont vous n'êtes pas seulement  spectateur mais acteur.  Pour faire la promotion de leur dernier titre, les rockeurs ont imaginé un film à la carte, un film dont vous êtes le réalisateur. Vous ne savez pas piloter des caméras à distance, vous n'avez pas de script, vous ne connaissez pas le travail en régie? Peu importe.


 Au départ quand on regarde le spot des stars américaines, rien de bien normal, « Look around » se présente comme un clip classique où l'on voit les musiciens jouer chacun de leur instrument. Mais quand par magie, on passe la souris sur l'écran ou quand on clique sur une icône ( pas le chanteur, un logo), d'infinies possibilités s'ouvrent à vous.
Vous pouvez zoomer dans l'image pour aller chercher un détail. A l'instar d'un assistant réalisateur, vous pouvez fureter sur le plateau  et regarder ce qui se passe  à droite ou à gauche. Vous avez envie de passer d'une pièce à l'autre, d'un musicien à l'autre, qu' à cela ne tienne. En tout, quatre points de vue sont disponibles, libre à chacun de pianoter et de faire sa propre captation depuis son clavier d'ordinateur... Ludique mais instructif aussi puisque d'un simple geste, vous avez accès aux coulisses du tournage ( au choix des ambiances, de la décoration ou des photos et même découvrir des clichés insolites).
Une belle trouvaille de Robert Hales, réalisateur  anglais à succès qui a déjà reçu le MTV Vidéo Music Awarden 2006  pour son clip Crazy de Gnarls Barkley et qui mérite rentrer dans le Hall of fame du rock...


Dans le même esprit, au même moment, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue a dévoilé sa dernière campagne interactive de prévention. Un court métrage de deux minutes qui montre l'envers du décor des petits trafic de drogue qu'on évoque la plupart du temps en souriant.


Là aussi, au premier abord, on est devant un spot de pub classique. Ambiance polar. Mais cela ne s'arrête pas là. Quand on regarde le clip sur le site dédié à cette opération de communication, en cliquant sur des petits oeillets blancs, au fil de la lecture des coupures de presse apparaissent relatant tel ou tel fait divers récents. Des rappels historiques pour rappeler  le caractère bien réel des scènes joués par les acteurs. Une machinerie stupéfiante. Innovante...



Le film réalisé par Julien Trousselier et mis en ligne sur YouTube le 13 février 2012 avait pour objectif de toucher les internautes concernés sans les mettre en pétard par le biais d'une fiction policière.  Et de manière subtile créer le buzz pour distiller de l'info via des tchats, une fois la souris passée sur les bulles d'aide. Un bon moyen pour répondre à leurs questions et évoquer avec eux certains aspects peu connus de la consommation de drogues notamment leur impact sur la santé,  l'environnement ou la vie scolaire. Avec une préoccupation : éviter qu'une simple activité récréative devienne une addiction et qu'à moyen terme des jeunes finissent shootés. Dans tous les sens du terme. Bref empêcher qu'à force d'abuser des rails, ils déraillent.


Une belle création mais pour moi, la meilleure réalisation reste une campagne de lutte contre l'alcool qui montre ce qui ce passe en soirée quand on boit trop. Dans un scénario traditionnel, on sympathise plein de compagnons beaux et intéressants, mais quand on pousse un peu trop le bouchon, les coulisses sont parfois moins glamour. Dans la réalité, on est parfois confronté à de mauvaises rencontres ou de mauvais trips. Cette animation en flash est un pur chef d'oeuvre. Il suffit d'un clic juste pour voir surgir la face b de la romance d'une soir.


Bien souvent on n'a pas conscience de son comportement quand on a bu. Même quand on a de la bouteille. De fait grâce à cette très belle réalisation danoise, bourrée de talent, on découvre que ce n'est pas toujours glorieux. 
La médaille a parfois un revers. Voici les deux faces du film.

   

Voici les deux réunies dans une animation qui reste une référence. Imaginée par une compagnie de bus néerlandaise, Movia, qui propose des bus de nuit elle n'a pas fini de me transporter. Une version vous pouvez trouver sur byturen.com. Véridique.